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trad-gnu - Fw: Re: [APRIL] it's not the Gates, it's the bars

Objet : Liste de travail pour la traduction de la philosophie GNU (liste à inscription publique)

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Fw: Re: [APRIL] it's not the Gates, it's the bars


Chronologique Discussions 
  • From: Benoît Sibaud <bsibaud AT april.org>
  • To: trad-gnu <trad-gnu AT april.org>
  • Subject: Fw: Re: [APRIL] it's not the Gates, it's the bars
  • Date: Mon, 7 Jul 2008 23:46:09 +0200

Bonjour,

L'article « t's not the Gates, it's the bars » fait partie de la section
Philosophie du projet GNU.
http://www.gnu.org/philosophy/philosophy.html

Début de la citation :

Date: Mon, 7 Jul 2008 20:18:04 +0200
From: antoine AT starinux.org
To: april AT april.org
Subject: Re: [APRIL] it's not the Gates, it's the bars


Le dimanche 6 juillet 2008 16:41, Pierre-Marie PÉDROT a écrit :
> Voilà un premier jet

Je me suis permis de le remanier.
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"it's not the Gates, it's the bars"
"Ce ne sont pas des barrières mais une prison"
par Richard Stallman, fondateur de la Free Software Foundation

Accorder autant d'attention au départ en retraite de Bill Gates, c'est
être à côté de la plaque ; ce qui importe vraiment n'est ni Gates, ni
Microsoft, mais le système de restrictions sans aucun éthique que
Microsoft, à l'instar de nombreuses autres sociétés, impose à ses clients.

Cette affirmation pourrait bien vous surprendre, puisque la plupart des
personnes qui éprouvent de l'intérêt pour l'informatique, ont un avis
tranché et positif en faveur de Microsoft.
Les hommes d'affaires, et les politiques qui soutiennent Microsoft,
sans se poser beaucoup de questions, admirent la réussite et l'édification
de cet empire informatique avec 95% d'utilisateurs dans le monde.

Nombreux sont ceux qui, hors du milieu de l'informatique, pensent à tort
que c'est Microsoft qui a réalisé des avancées, comme
fabriquer des ordinateurs rapides et peu coûteux, ainsi que des
interfaces graphiques pratiques.
(il a surtout et seulement su tirer parti des inventions des autres)

Les gestes philanthropiques de Bill Gates pour la santé dans les pays
pauvres lui a attiré les faveurs de certains. Le "Los Angeles Times" a
cependant signalé que sa fondation dépensait seulement 5 à 10 % de son
argent par an et investissait le reste dans des sociétés qui seraient
responsables de dégradations environnementales et de maladies dans ces
mêmes pays, indique le Times.

De nombreux informaticiens "haïssent" Bill Gates et Microsoft,
à juste titre, pour de nombreuses raisons.

« Solliciter des fonds » :
Microsoft ne cesse de pratiquer avec obstination des comportements
anti-concurrentiels et a été condamné pour cela à trois reprises.
George W Bush, qui a sorti Microsoft du pétrin à la suite de la deuxième
condamnation américaine, a été invité au QG de Microsoft afin de recevoir
des fonds pour sa campagne de l'année 2000.

De nombreux utilisateurs refusent la « taxe Microsoft », le contrat de
licence à payer pour avoir Windows sur leur ordinateur, même
si ils n'ont pas l'intention de s'en servir.

Ils peuvent obtenir le remboursement dans certains pays, mais l'effort à
fournir pour obtenir satisfaction est surhumain.

Sans parler des verrous numériques : des bouts de logiciels qui ont pour
but de vous empêcher d'accéder à vos fichier librement.
Des restrictions supplémentaires et insupportables de la liberté des
utilisateurs, semblent être surtout "le grand progrès" du système
Windows-Vista.

« Des incompatibilités permanentes »
Ensuite, vous devez subir les incompatibilités et les obstacles de
l'interopérabilité avec bien d'autres logiciels non Microsoft.
C'est pour cela que l'UE a ordonné à Microsoft de publier ses API.

Cette année, Microsoft a infiltré les comités de normalisation par ses
supporters, afin de décrocher la norme ISO pour son « format ouvert » de
documents, système lourd, non implémentable et farci de brevets. En ce
moment même, l'UE enquête sur les méthodes de Microsoft à ce sujet.

Ces agissements sont bien entendu intolérables, mais ne sont nullement
isolés. Ce sont des symptômes systématiques d'un mal bien plus profond
dont la plupart des gens ne se rendent pas compte : le logiciel privateur.

Les logiciels Microsoft sont distribués sous des licences qui laissent
leurs utilisateurs divisés et ligotés.

Ces utilisateurs sont divisés, parce qu'il leur est interdit de partager
des copies avec qui que ce soit.

Ces utilisateurs sont ligotés, parce qu'ils n'ont pas accès au code source
des logiciels, permettant aux programmeurs de lire, modifier et améliorer
le programme.

Si vous êtes programmeur et que vous voulez modifier ces logiciels,
pour vous-même ou quelqu'un d'autre, vous ne le pouvez pas.

Si vous êtes dans les affaires et que vous voulez payer un programmeur
pour ajuster ces logiciels à vos besoins, vous ne le pouvez pas. Si vous
en faites une copie, et que vous la partagez avec un ami, ce qui est rien
de plus naturel et convivial, on vous traite de « pirate ».

« Un système malhonnête »
Microsoft voudrait nous faire croire, qu'aider son voisin est moralement
équivalent à attaquer un navire.

La chose la plus importante qu'ait fait Microsoft qui consiste à
promouvoir ce système social malhonnête.

Gates en est l'icône même, à cause de son infâme lettre ouverte aux
utilisateurs d'ordinateurs, qu'il abreuvait d'insultes parce qu'ils
partageaient des copies de ses programmes.

Elle disait, en substance, « si vous m'empêchez de vous garder divisés
et ligotés, je n'écrirai plus de programmes et vous n'en aurez plus
du tout. Rendez-vous, ou vous êtes perdus ! »

« Changez de système »
Cependant, Il n'y a pas que Gates qui a inventé le logiciel privateur, car
des milliers d'autres sociétés le pratique de même.
Il est foncièrement mauvais, quel qu'en soit l'auteur.

Microsoft, Apple, Adobe, et les autres, vous proposent des logiciels qui
leur donnent un pouvoir sur vous.
Peu importe l'entreprise, là n'est pas le problème.
Ce dont nous avons besoin, c'est de changer le système.

C'est en cela que consiste le logiciel libre. Quand nous disons « libre »,
nous parlons de liberté : nous écrivons et publions des logiciels que
les utilisateurs sont libres de partager et de modifier.

Nous agissons ainsi systématiquement, au nom de la liberté ; certains
d'entre nous sont payés, d'autres sont bénévoles.
Nous disposons déjà de systèmes d'exploitation libres complets, au rang
desquels GNU/Linux.

Notre but est d'offrir une gamme complète de logiciels libres et utiles,
afin qu'aucun utilisateur ne se voit tenté de céder sa liberté contre du
logiciel propriétaire.

En 1984, quand j'ai lancé le mouvement pour le logiciel libre, j'avais à
peine entendu parler de la lettre de Gates ; mais j'avais entendu des
propos similaires. Et je leur réponds ceci :
« Si votre logiciel tient à nous garder divisés et ligotés,
ayez l'obligeance de ne pas le clamer sur tous les toits.
Nous nous débrouillons très bien sans vous. Nous trouverons bien d'autres
moyens d'utiliser nos ordinateurs et de conserver notre liberté. »

En 1992, quand le système d'exploitation GNU a été complété par le noyau
Linux, vous deviez être très pointu en informatique pour faire marcher le
tout. Aujourd'hui, GNU/Linux est facile d'accès : dans certaines régions
d'Espagne ou d'Inde, c'est le système par défaut dans les écoles. Des
dizaines de millions de personnes l'utilisent par delà le monde. Vous
aussi, vous pouvez l'utiliser sans difficultés aucune.

Gates est peut-être parti, mais les murs et les barreaux du logiciel
privateur, qu'il a contribué à élever, sont encore là.

C'est à nous de les abattre.

Richard Stallman est le fondateur de la Fondation pour le Logiciel Libre.
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(A mettre en toutes les mains)




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Benoît Sibaud
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