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educ - Re: [EDUC] Enseignement de l'informatique à l'école

Objet : Liste de discussion du groupe de travail Éducation et logiciels libres de l'April (liste à inscription publique)

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Re: [EDUC] Enseignement de l'informatique à l'école


Chronologique Discussions 
  • From: cnestel AT free.fr
  • To: educ AT april.org
  • Subject: Re: [EDUC] Enseignement de l'informatique à l'école
  • Date: Mon, 4 Oct 2010 10:42:33 +0200 (CEST)


----- "François Poulain" <fpoulain AT metrodore.fr> a écrit :

> Salut
>
> Je pense même que c'est nécessaire pour éviter de reposer sur un
> niveau d'asbtraction qui en ferait un enseignement de spécialiste.
> Je ne pas qu'un élève de lycée doive savoir un jour ce qu'est l'héritage
> dans un langage à classes, mais dans sa vie personnelle comme
> professionnelle il aura certainement besoin de connaître de façon
> précise ce qu'est un « format », par exemple. Et ça peut se découvrir
> sur des exemples simples.

Je partage entièrement ton avis modulo les enjeux politiques.

C'est parce que des mathématiciens ont glissé deux, trois phrases, sur
la nécessité d'enseigner, pas seulement l'udage presse-bouton des outils,
dans un rapport de l'Académie des sciences remis à Xavier Darcos, sur
lequel l'EPI a pu s'appuyer, qu'un module informatique est créé dès cette
année pour les terminales scientifiques.

Dans une période de restrictions budgétaires, l'introduction d'une nouvelle
discipline n'allait pas du tout de soi.

Pour autant, les alliés de Jean-Pierre Archambault, notamment Maurice Nivat
et dans une moindre mesure Gérard Berry n'ont jamais été des supporters des
logiciels libres ; leur discours pouvant se résumer à, en carricaturant
un peu : l'informatique est la fille des mathémtiques.

La liste de l'ASTI comptait un inspecteur de Technologie de la ville de
Paris qui était lui, 100% partisan d'un enseignement de l'informatique
dans les sections technologiques. Mais il restait minoritaire, et se
limitait, pour ne pas heurter les mathématiciens, à l'éducation technologique
en collège.

A cette époque, la problématique que je suis en train de t'exposer était
difficilement communicable au bureau de l'April dont la plupart des membres
étaient peu avertis des codes sociaux sous-jacents à l'éducation. D'ailleurs
la plupart des professeurs qui enseignent les sciences sont eux-mêmes loin
d'imaginer que leurs programmes scolaires trouvent une grande partie de
leur origine dans des Avis de l'Académie des sciences et technologies.

La seule stratégie possible devait consister, tout en soutenant Archambault,
d'essayer de faire admettre à lEpi et l'ASTI (listes peut être en voie
de dissolution, le point de vue que tu exposes.

Il ne faut donc pas empêcher à ce que puissent être enseignées les classes
(d'ailleurs cette notion diffère sensiblement d'un langage de programmetion
à l'autre), les liens d'héritages, etc, mais penser dans le même temps à
un enseignement utile au plus grand nombre.

Les notions de données, format de données, poids d'un fichier,
interopérabilité,
etc devraient être enseignées à tous ; d'où la nécessité d'un enseignement
de l'informatique en tant que technologie, aux côtés d'un enseignement de
l'informatique en tant que sciences.

J'arrête là par manque de temps.
La suite, ce soir.

Amicalement Charlie




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