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educ - Re: [EDUC] Sialle vous connaissez ?

Objet : Liste de discussion du groupe de travail Éducation et logiciels libres de l'April (liste à inscription publique)

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Re: [EDUC] Sialle vous connaissez ?


Chronologique Discussions 
  • From: yannick <sevmek AT free.fr>
  • To: educ AT april.org
  • Subject: Re: [EDUC] Sialle vous connaissez ?
  • Date: Wed, 03 Dec 2008 21:34:56 +0100

Le mercredi 03 décembre 2008 à 21:06 +0100, Yves Combe a écrit :
> yannick wrote:
> > Je doute qu'une marque RIP institutionnelle ou qu'un référencement
> > officiel comme le fait sialle soit ce qui manque le plus à l'utilisation
> > de logiciels libres dans l'éducation nationale.
> >
> La question n'est pas là.

ah? alors où est-elle?

>
> Il me semble que le ministère refuse de soutenir et d'encourager
> officiellement l'utilisation de logiciels libres dans l'enseignement, et
> fait tout pour s'opposer, retarder et ralentir une politique qui
> reconnaissance officiellement leur importance éducative.

Faut-il qu'une chose soit soutenue par le ministère pour s'en servir en
classe ?

>
> > À mon avis une initiative comme sésamath va plus loin et est plus
> > pertinente.
> Cela n'a rien à voir. Sesamath est une initiative extérieure, pure math,
> on parle d'une reconnaissance institutionnelle dans tous les domaines.

Sesamath est le fruit des acteurs sur le terrain. Est-ce que l'Etat ne
peut reconnaître les pratiques de ses agents, les profs, si ceux-ci
mettent en place des pratiques pédagogiques avec des logiciels libres?

Si mon inspecteur vient valider des usages de logiciels libres et que
les parents sont satisfaits, tu ne crois pas que cela peut aussi avoir
son importance ? En tant que prof, je dispose de la liberté pédagogique.
Dans les programmes on ne me demande pas d'utiliser "word", mais un
traitement de texte. L'Etat ne prescrit pas le logiciel à utiliser, tout
comme il ne prescrit pas tel ou tel manuel. À vrai dire, nombreux sont
les profs qui peu ou prou utilisent ce qu'ils ont fait eux-même pour le
donner aux enfants. Prescrire d'en haut, directement de la hiérarchie,
n'est pas la seule voie et pas nécessairement la meilleure.

Sésamath est une prescription qui réussit, et elle ne vient pas d'en
haut.

>
> > Je doute que nos faibles ressources soient suffisantes pour
> > contre-carrer des plans comme sialle ou RIP. Il me semble que cela fait
> > plus parti de manoeuvre de diversion que d'initiatives constructives.
> >
> Sialle n'existe pas. C'est une non-ressource inconnue d'à peu près tout
> le monde. Son seul intérêt pour le MEN est de contenir le débat sur la
> place des logiciels libres dans l'éducation. Dénoncer son existence me
> semble nécessaire pour pouvoir discuter de la place que les logiciels
> libres devraient avoir, en tant que ressource partagée et qu'instrument
> d'étude pour l'informatique...

Je n'ai pas envie de dénoncer, mais je te souhaite un grand plaisir à le
faire. Pour ma part, je suis le "prescripteur" le plus influent auprès
de mes élèves. Par exemple, quand je suis parti en classe transplantée,
les enfants ont utilisé le logiciel "dotclear" pour maintenir le contact
avec leurs parents (et bien sûr, le bon vieux courrier, et même un
central de téléphonie qui stockait des messages).

Bien sûr, il y a des limites à ce que je peux faire, celles des
instructions officielles en particulier. Mais n'est-ce pas là un débat
politique plus général que de vouloir faire changer scialle?

Bref, je n'ai pas besoin de scialle pour faire des choses avec les
logiciels libres.

>
> > Se faire une réputation comme celle de l'équipe de sésamath me semble
> > plus décisif et plus à notre portée.
> >
> Sésamath est un mauvais exemple: hideux médlange de logiciel libre pour
> une part, non-libre pour une autre. Sésamath existe et a de bons côtés,
> mais est très loin des modèles de fonctionnement habituels du libre.

Non, il n'en n'est pas si loin. Considère que la plus part des logiciels
libres sont des logiciels pour les informaticiens et leur univers -le
net-. La problématique des logiciels métiers est sans doute un peu
différente, car pour qu'un logiciel métier soit accepté, il faut qu'il
serve les besoins des travailleurs de ce métier ; dans l'éducation
nationale, il s'agit des profs et des élèves. Associer les profs à la
création des logiciels pour l'éducation me semble utile et j'irai
jusqu'à dire nécessaire.

>
> > Organiser les ressources que le logiciel libre a à offrir pour
> > l'éducation me semble aussi une voie bien plus fructueuse.
> >
> C'est fait depuis bien avant que sialle n'existe. Framasoft existe
> depuis... depuis quand Alexis ? L'Aful a signé un accord cadre il y a 10
> ans.

Framasoft n'a pas un public de professeurs. Il est plus généraliste que
cela.

>
> Mais bien sûr on peu continuer.Tout ça n'a pas été inutile, loin s'en faut.
>

Oui.

> > Ce sont des choses qu'on peut faire dès à present et avec des résultats
> > tangibles à l'adresse directe des acteurs du monde éducatif.
> >
> Ce sont des choses qui se font depuis longtemps. Je dirais même qu'avec
> le temps on connait les limites de ces initiatives. Le logiciel libre a
> surement un autre rôle à jouer que celui de logiciels pas chers
> permettant de pallier à l'insuffisance des budgets.

En effet, j'ajouterai qu'apport du logiciel libre, c'est qu'il se
maintient autour de communautés. Cette notion me semble plus pertinente
que la gratuité du produit.

Cordialement,
Yannick

>
> Bon d'accord je suis un peu désabusé.
> pièce jointe document texte brut (message-footer.txt)
--
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