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trad-gnu - Re: [Trad Gnu] Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before - Stallman

Objet : Liste de travail pour la traduction de la philosophie GNU (liste à inscription publique)

Archives de la liste

Re: [Trad Gnu] Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before - Stallman


Chronologique Discussions 
  • From: Alexis Kauffmann <alexis.kauffmann AT framasoft.org>
  • To: Thérèse Godefroy <godef.th AT free.fr>
  • Cc: trad-gnu <trad-gnu AT april.org>
  • Subject: Re: [Trad Gnu] Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before - Stallman
  • Date: Fri, 4 Oct 2013 13:49:36 +0200

Bonjour,

Merci pour les dernières retouches que j'ai corrigé.

Pour le reste, on attend réponse de Denis ?

Amicalement,
Alexis



Le 4 octobre 2013 13:25, Thérèse Godefroy <godef.th AT free.fr> a écrit :
> Le vendredi 04 octobre 2013 à 12:51 +0200, Alexis Kauffmann a écrit :
>
>> A partir de là, on peut le publier sur notre blog ?
>> Votre relecture vaut-elle en quelque sorte aval tacite de Stallman ?
>> Faut-il lui montrer avant ?
>>
> Là je n'en sais rien. Peut-être que Denis sait ?
>
>
> Je viens de jeter un œil à la version en pj. Juste quelques remarques :
>
> Les tirets ; c'est tantôt « – », tantôt « - », surtout au début.
>
> "Tant les logiciels non libres et le SaaSS" > tant les logiciels que le
> SaaSS
>
> "Toute personne connaissant la programmation, et ayant le programme sous
> forme de code source, peut lire le code source, comprendre son
> fonctionnement, et aussi le modifier."
> Un peu trop de "code source" ? Peut-être en enlever un : ... peut le
> lire,...
>
> "Ce sont alors les utilisateurs qui par conséquent contrôlent le
> programme." : "par conséquent" me semble redondant.
>> "Ce sont alors les utilisateurs qui contrôlent le programme" (ce que
> je préfère)
> ou "ce sont par conséquent..." ?
>
> "le « propriétaire » du programme, qui a le contrôle du programme."
>> ... qui en a le contrôle.
>
> "celui-traduit le texte et renvoie la traduction à l'utilisateur."
>> ce dernier traduit...
>
> Thérèse
>
>
>
>
>



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Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before
http://www.wired.com/opinion/2013/09/why-free-software-is-more-important-now-than-ever-before/

French translation by : Asta, ckiw, Penguin, Amine Brikci-N, lgodard,
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Pourquoi le logiciel libre est plus important que jamais

Cela fait maintenant 30 ans que j’ai lancé la campagne pour la liberté en
informatique, c'est-à-dire pour que le logiciel soit <cite>free</cite> ou «
libre » (N.d.T. : en français dans le texte – RMS utilise ce mot pour
souligner le fait que l’on parle de liberté et non de prix). Certains
programmes privateurs, tels que Photoshop, sont vraiment coûteux ; d'autres,
tels que Flash Player, sont disponibles gratuitement – dans les deux cas, ils
soumettent leurs utilisateurs au pouvoir de quelqu'un d'autre.

Beaucoup de choses ont changé depuis le début du mouvement du logiciel libre
: la plupart des gens dans les pays développés possèdent maintenant des
ordinateurs – parfois appelés « téléphones » – et utilisent internet avec. Si
les logiciels non libres continuent de forcer les utilisateurs à abandonner à
un tiers le pouvoir sur leur informatique, il existe à présent un autre moyen
de perdre ce pouvoir : le « service se substituant au logiciel » ou SaaSS
<cite>(Service as a Software Substitute)</cite>, qui consiste à laisser le
serveur d’un tiers prendre en charge vos tâches informatiques.

Tant les logiciels non libres que le SaaSS peuvent espionner l'utilisateur,
enchaîner l'utilisateur et même attaquer l'utilisateur. Les logiciels
malveillants sont monnaie courante dans les services et logiciels privateurs
parce que les utilisateurs n'ont pas de contrôle sur ceux-ci. C'est là le
coeur de la question : alors que logiciels non libres et SaaSS sont contrôlés
par une entité externe (généralement une société privée ou un État), les
logiciels libres sont contrôlés par les utilisateurs.

Pourquoi ce contrôle est-il important ? Parce que liberté signifie avoir le
contrôle sur sa propre vie.

Si vous utilisez un programme pour mener à bien des tâches affectant votre
vie, votre liberté dépend du contrôle que vous avez sur ce programme. Vous
méritez d'avoir un contrôle sur les programmes que vous utilisez, d'autant
plus quand vous les utilisez pour quelque chose d'important pour vous.

Votre contrôle sur le programme requiert [quatre libertés essentielles
http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html]. Si l'une d'elles fait défaut ou
est inadaptée, le programme est privateur (ou « non libre ») :

(0) La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.

(1) La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier
pour qu'il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez ;
l'accès au code source est une condition nécessaire. Les programmes sont
écrits par des programmeurs dans un language de programmation — comme de
l'anglais combiné avec de l'algèbre — et sous cette forme le programme est le
code source. Toute personne connaissant la programmation, et ayant le
programme sous forme de code source, peut le lire, comprendre son
fonctionnement, et aussi le modifier. Quand tout ce que vous avez est la
forme exécutable, une série de nombres qui est optimisée pour fonctionner sur
un ordinateur mais extrêmement difficile à comprendre pour un être humain, la
compréhension et la modification du programme sous cette forme sont d'une
difficulté redoutable.

(2) La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin. (Ce
n'est pas une obligation ; c'est votre choix. Si le programme est libre, cela
ne signifie pas que quelqu'un a l'obligation de vous en offrir une copie, ou
que vous avez l'obligation de lui en offrir une copie. Distribuer un
programme à des utilisateurs sans liberté, c'est les maltraiter ; cependant,
choisir de ne pas distribuer le programme — en l'utilisant de manière privée
— ce n'est maltraiter personne.)

(3) la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées;
en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de
profiter de vos changements ; l'accès au code source est une condition
nécessaire.

Les deux premières libertés signifient que chaque utilisateur a un contrôle
individuel sur le programme. Avec les deux autres libertés, n'importe quel
groupe d'utilisateurs peuvent exercer ensemble un contrôle collectif sur le
programme. Ce sont alors les utilisateurs qui contrôlent le programme.

Si les utilisateurs ne contrôlent pas le programme, le programme contrôle les
utilisateurs.

Avec le logiciel privateur, il y a toujours une entité, le « propriétaire »
du programme, qui en a le contrôle — et qui exerce, par ce biais, un pouvoir
sur les utilisateurs. Un programme non libre est un joug, un instrument de
pouvoir injuste. Dans des cas extrêmes (devenus aujourd'hui fréquents), les
[programmes privateurs http://www.gnu.org/philosophy/proprietary.html] sont
conçus pour espionner les utilisateurs, leur imposer des restrictions, les
censurer et abuser d'eux. Le système d'exploitation des iChoses d'Apple, par
exemple, fait tout cela. Windows, le micrologiciel des téléphones mobiles et
Google Chrome pour Windows comportent chacun une porte dérobée universelle
qui permet à l'entreprise de modifier le programme à distance sans requérir
de permission. Le Kindle d'Amazon a une porte dérobée qui peut [effacer
http://www.slate.com/articles/technology/technology/2009/07/why_2024_will_be_like_nineteen_eightyfour.html]
des livres.

Dans le but d'en finir avec l'injustice des programmes non libres, le
mouvement du logiciel libre développe des logiciels libres qui donnent aux
utilisateurs la possibilité de se libérer eux-mêmes. Nous avons commencé en
1984 par le développement du système d'exploitation libre [GNU
http://www.gnu.org/gnu/the-gnu-project.html]. Aujourd'hui, des millions
d'ordinateurs tournent sous GNU, principalement sous la combinaison
[GNU/Linux http://www.gnu.org/gnu/gnu-linux-faq.html].

Où se situe le SaaSS dans tout cela ? Le recours à un Service se substituant
à un logiciel n'implique pas que les programmes exécutés sur le serveur
soient non libres (même si c'est souvent le cas) . Mais l'utilisation d'un
SaaSS ou celle d'un programme non libre produisent les mêmes injustices :
deux voies différentes mènent à la même situation indésirable. Prenez
l'exemple d'un service de traduction SaaSS : l'utilisateur envoie un texte à
traduire, disons, de l'anglais vers l'espagnol, au serveur ; ce dernier
traduit le texte et renvoie la traduction à l'utilisateur. La tâche de
traduction est sous le contrôle de l'opérateur du serveur et non plus de
l'utilisateur.

Si vous utilisez un SaaSS, l'opérateur du serveur contrôle votre
informatique. Cela nécessite de confier toutes les données concernées à cet
opérateur, qui sera à son tour obligé de les fournir à l'État. [Qui ce
serveur sert-il
http://www.gnu.org/philosophy/who-does-that-server-really-serve.html]
réellement ?

Quand vous utilisez des logiciels privateurs ou des SaaSS, avant tout vous
vous faites du tort car vous donnez à autrui un pouvoir injuste sur vous. Il
est de votre propre intérêt de vous y soustraire. Vous faites aussi du tort
aux autres si vous faites la promesse de ne pas partager. C'est mal de tenir
une telle promesse, et c'est un moindre mal de la rompre ; pour être vraiment
honnête, vous ne devriez pas faire du tout cette promesse.

Il y a des cas où l'utilisation de logiciel non libre exerce une pression
directe sur les autres pour qu'ils agissent de même. Skype en est un exemple
évident : quand une personne utilise le logiciel client non libre Skype, cela
nécessite qu'une autre personne utilise ce logiciel également — abandonnant
ainsi ses libertés en même temps que les vôtres (les Hangouts de Google
posent le même problème). Nous devons refuser d'utiliser ces programmes, même
brièvement, même sur l'ordinateur de quelqu'un d'autre.

Un autre dommage causé par l'utilisation de programmes non libres ou de SaaSS
est que cela récompense son coupable auteur et encourage le développement du
programme ou « service » concerné, ce qui conduit à leur tour de nouvelles
personnes à tomber sous la coupe de l'entreprise qui le développe.

Le dommage indirect est amplifié lorsque l'utilisateur est une institution
publique ou une école. Les services publics existent pour les citoyens — et
non pour eux-mêmes. Lorsqu'ils utilisent l'informatique, ils le font pour les
citoyens. Ils ont le devoir de garder un contrôle total sur cette
informatique au nom des citoyens. C'est pourquoi [ils
http://www.gnu.org/philosophy/government-free-software.html] doivent utiliser
uniquement des logiciels libres et rejeter les SaaSS.

La souveraineté des ressources informatiques d'un pays l'exige également.
D'après Bloomberg, Microsoft montre les bogues de Windows à la NSA [avant de
les corriger
http://arstechnica.com/security/2013/06/nsa-gets-early-access-to-zero-day-data-from-microsoft-others/].
Nous ne savons pas si Apple procède pareillement, mais il subit la même
pression du gouvernement américain que Microsoft. Pour un gouvernement,
utiliser de tels logiciels met en danger la sécurité nationale.

Les écoles — et toutes les activités d'éducation — influencent le futur de la
société par l'intermédiaire de leur enseignement. C'est pourquoi les écoles
[doivent enseigner http://www.gnu.org/education/] exclusivement du logiciel
libre, pour transmettre les valeurs démocratiques et la bonne habitude
d'aider autrui (sans mentionner le fait que cela permet à une future
génération de programmeurs de maîtriser leur art). Enseigner l'utilisation
d'un programme non libre, c'est implanter la dépendance à l'égard de son
propriétaire, en contradiction avec la mission sociale de l'école.

Pour les développeurs de logiciels privateurs, nous devrions punir les
étudiants assez généreux pour partager leurs logiciels ou assez curieux pour
chercher à les modifier. Ils élaborent même de la [propagande contre le
partage http://www.wired.com/threatlevel/2013/09/mpaa-school-propaganda/] à
l'usage des écoles. Chaque classe devrait au contraire suivre la règle
suivante :

« Élèves et étudiants, cette classe est un endroit où nous partageons nos
connaissances. Si vous apportez des logiciels, ne les gardez pas pour vous.
Au contraire, vous devez en partager des copies avec le reste de la classe,
de même que le code source du programme au cas où quelqu'un voudrait
s'instruire. En conséquence, apporter des logiciels privateurs en classe
n'est pas autorisé, sauf pour les exercices de rétroingénierie. »

En informatique, la coopération comprend la redistribution de copies
identiques d'un programme aux autres utilisateurs. Elle comprend aussi la
redistribution des versions modifiées. Le logiciel libre encourage ces formes
de coopération quand le logiciel privateur les prohibe. Ce dernier interdit
la redistribution de copies du logiciel et, en privant les utilisateurs du
code source, il empêche ceux-ci d'apporter des modifications. Le SaaSS a les
même effets : si vos tâches informatiques sont exécutées au travers du web,
sur le serveur d'un tiers, au moyen d'un exemplaire du programme d'un tiers,
vous ne pouvez ni voir ni toucher le logiciel qui fait le travail et vous ne
pouvez, par conséquent, ni le redistribuer ni le modifier.

D'autres types d'œuvres sont exploitées pour accomplir des tâches pratiques ;
parmi celles-ci, les recettes de cuisine, les matériels didactiques tels les
manuels, les ouvrages de référence tels les dictionnaires et les
encyclopédies, les polices de caractère pour l'affichage de texte formaté,
les schémas électriques pour le matériel à faire soi-même, et les patrons
pour fabriquer des objets utiles (et pas uniquement décoratifs) à l'aide
d'une imprimante 3D. Il ne s'agit pas de logiciels et le mouvement du
logiciel libre ne les couvre donc pas au sens strict. Mais le même
raisonnement s'applique et conduit aux mêmes conclusions : ces œuvres
devraient être distribuées avec les quatre libertés.

On me demande souvent de décrire les « avantages » du logiciel libre. Mais le
mot « avantages » est trop faible quand il s'agit de liberté.

La vie sans liberté est une oppression, et cela s'applique à l'informatique
comme à toute autre activité de nos vies quotidiennes.

Nous devons gagner le contrôle sur tous les logiciels que nous employons.
Comment y arriver ? en refusant les SaaSS et les logiciels privateurs sur les
ordinateurs que nous possédons ou utilisons au quotidien. En développant des
logiciels libres (pour ceux d'entre nous [qui sont programmeurs
http://www.gnu.org/licenses/license-recommendations.html]). En refusant de
développer ou de promouvoir les logiciels privateurs ou les SaaSS. En
[partageant http://www.gnu.org/help] ces idées avec les autres. Rendons leur
liberté à tous les utilisateurs d'ordinateurs.



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